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« Vent, eau, pierre » de Octavio Paz, un geste poétique pour ré-enchanter la beauté fragile de l’existence  

« Vent, eau, pierre » de Octavio Paz, un geste poétique pour ré-enchanter la beauté fragile de l’existence  

Crédit photo: Poem Analysis

Cette semaine, la chronique « La vie des mots » de Azuéi – Le journal, vous invite à explorer le jardin poétique de Octavio Paz, un poète omniscient de l’Amérique du Sud qui a marqué l’histoire de la littérature mondiale. Ne tardez pas. Allons-y !

Né à Mexico le 31 mars 1914, en pleine guerre mondiale, et décédé en Avril 1998 à l’âge de 84 ans en sa résidence privée à Coyoacan, Octavio Paz était un poète, essayiste, traducteur et diplomate mexicain pendant de très longues années. Il a gagné en 1990 le Prix Nobel de Littérature. « Vent, eau, pierre », un poème majeur pour ré-enchanter la beauté fragile de l’existence.

Octavio Paz proposait de définir l’homme comme « un être qui sait sourire et pas seulement comme un animal social, une créature pécheresse de Dieu, un  homo faber ou un homo sapiens », ces puissantes productions littéraires le place parmi les écrivains omniscients de la littérature mexicaine et celle de l’Amérique du Sud comme : Jorge Borges, Gabriel Garcia Marquez ou Pablo Neruda.

La poésie a été pour lui une âme puissante contre les grands maux de la vie. « Contre le silence et le vacarme, j’invente la Parole, la liberté qui s’invente elle-même et m’invente, chaque jour », disait l’auteur.

Tout comme le fameux poète Jacques Prévert, Octavio Paz s’est créé un nom au grand musée de la poésie mondiale, en donnant à la poésie toutes les libertés possibles. Ses poèmes exaltent toutes formes d’existence. Son langage simple serait l’incarnation même de l’amour au cœur des grandes messes civilisationnelles : « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations », relatait l’auteur.

En tant que travailleur de mots et de gestes sensibles, Paz savait bien comment réinventer la vie, surtout, quand la solitude inondait notre paix. C’était un excellent forgeron de sourires. Incroyable !

Des grands contemporains du monde, on ne pouvait donc dissocier le poète Octavio Paz de sa poésie puisqu’il écrivait comme il vivait. En effet, il portait toujours, en tout temps et en tout lieu, une quelconque parole ; la seule qui invente même le poète comme le dieu et le saint-esprit, indivisible !

Octavio Paz était le petit fils d’un des précurseurs du mouvement indigéniste mexicain et fils d’un avocat libéral et conseiller du révolutionnaire Zapata. De son fort omniscient, son écriture échappait à toutes formes de censures ou de contraintes.

Ses créations mêlent un peu de plusieurs formes et de styles poétiques portées par d’autres mouvements littéraires à l’échelle mondiale, tels que : le surréalisme, le dadaïsme, le symbolisme, la poésie japonaise, les mythologies aztèques, hindoue, et grecque etc.

Il a publié divers recueil de poèmes. Ses textes et essais embrassent  les différents domaines de connaissances : Le labyrinthe de la Solitude, essai sur l’identité nationale mexicaine ; à la théorie poétique (l’Arc et la lyre, 1956), en passant par l’étude critique de figures littéraires  ou même la sexualité (La flamme double, 1993).  Il tentera entre autres, de récuser également Trotski de “Leur morale et la nôtre”) tout en réhabilitant le concept de “personne humaine”.

En fait, en matière de productions intellectuelles, ces reconnaissance sont colossales et multiples. En un mot, il était couronné 14 fois avec des distinctions littéraires très variées. Il comptait environ 15 recueils de poèmes, 19 essais et  quelques traductions intellectuelles.

De ce fait, pour cette quatrième sortie de chronique « La vie des mots », nous vous proposons d’analyser ce poème « Vent, eau, pierre » qu’il dédiait à Roger Caillois, une autre figure de prou marquant l’espace littéraire sud-américain.  

« Vent, eau, pierre »

L’eau perce la pierre,
le vent disperse l’eau,
la pierre arrête le vent.
Eau, vent, pierre.
 
le vent sculpte la pierre,
la pierre est coupe de l’eau,
L’eau s’échappe et elle est vent.
Pierre, vent, eau.
 
le vent dans ses tours chante,
L’eau en marchant murmure,
la pierre immobile se tait.
Vent, eau, pierre.
 
On est autre et personne :
entre leurs noms vides
passent et s’évanouissent
eau, pierre, vent.
 
À Roger Caillois  (p. 520)
Extrait, Œuvres Poétiques

Paru dans l’Œuvre Poétiques, un livre rassemblant les textes publiés dans différents recueils de poèmes du poète Octavio Paz, ce texte est une espèce de vers libre spécial. Il compte un maximum de quatre strophes, pas plus.

Chacune de ces strophes détient la part d’une géographie poético-spatiale. Une sorte de phraséologie-posologique littéralement onduleuse et mimétiquement réflexive qui met en danger ces expériences poétiques à travers un long dialogue ontologique clamant le sacré de chaque vers.

Si l’existence des choses peut prendre des formes dénombrables pour les hommes, ici, dans ce texte, elles seraient identiquement dévoilées, mais surtout, avec la plus sage des symphonies révélée.

En un mot, dans ce poème, ni le vent, ni l’eau et la pierre ne sont que les produits d’un quelconque mouvement. Bien sûr, ce mouvement là serait bien instable, mais tout s’organise dans l’ordre naturel de ce même mouvement qui s’exclame et qui s’annonce mystérieux. On peut bien penser qu’il en serait un.

En avançant plus profondément, dans le fond du poème, on s’aperçoit, sans aucune prétention, que l’existence même serait lourde à assurer, telle une lourde tâche prédéterminée dans la complexité des heures.

Sur le long chemin impitoyable où tous les élans croisent, et produisant des énergies renouvelables de la vie, les mots ne sont que des fragments d’éternités qui nous accompagnent pas à pas sur le grand boulevard de notre destinée humide. Ainsi, ce texte nous rappelle que, nous sommes un et plusieurs à la fois et même dieu: On est autre et personne: / entre leurs noms vides / passent et s’évanouissent / eau, pierre, vent.

Enfin, pour comprendre la fragilité de ces nuances, il fallait rencontrer le physicien Louis Lavelle dans L’introduction à l’ontologie (1947, p.174), et ensuite comprendre le geste poétique de Louis Aragon dans : Le peintre assis devant sa toile / n’a – t- il jamais peint ce qu’il voit / ce qu’il voit / ces histoires voilent / et ces ténèbres sont étoiles / comme chanter / changer la voix.

En toute quiétude, ce texte n’est pas seulement un geste poétique pour ré-enchanter la beauté fragile de l’existence, mais c’est aussi un poème-mère qui transcende tous les écosystèmes des  langages. Sauvetage !

Tags: cultureLa vide des motslecturelivresmots
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