Dans un monde où le rythme effréné de la vie quotidienne pousse à chercher la facilité, la malbouffe s’impose comme une solution rapide, bon marché et largement disponible. Pourtant, derrière cette apparente simplicité, elle constitue une véritable bombe à retardement, tant pour la santé des individus que pour l’équilibre économique et social des sociétés modernes.
« Pâtés », « marinade », sodas, frites etc. : ces produits transformés sont omniprésents dans notre quotidien, notamment dans les zones urbaines et les quartiers défavorisés. Pour le Dr Jacob, médecin généraliste au clinique Du Saint-Esprit, « la malbouffe n’est pas seulement un sujet médical mais aussi c’est un sujet d’ordre socio-politique, d’ordre culturel et aussi assez flagrant, parce que la société se livre à une culture de malbouffe.»
Quels sont les risques de cette pratique alimentaire ?
La malbouffe a des conséquences très grave pour la Santé d’ailleurs les maladies comme l’hypertension et le diabète sont des maladies appelées : maladies industrialisés car elles sont intimement liées à la consommation excessive de produit assez néfastes pour la santé. Prenons par exemple la quantité de sel qui est recommandé par l’OMS, l’individu devrait prendre 5g de sel par jour mais l’haïtien en prend 6 à 7 fois plus soit 35g par jour, ce qui aggrave l’hypertension artérielle. Une carence en vitamine et un apport excessif en graisse fait que la malbouffe ne répond pas vraiment à une bonne alimentation ce qui favorise certaines pathologies car « nous sommes ce que nous mangeons » affirme le Dr. Jacob Joab Kelly
La malbouffe est intimement liée à l’obésité. Quelqu’un qui ne contrôle pas le taux de calorie qu’il ingère est sujet à développer une obésité et c’est grave à l’organisme – ce qui peut entrainer une obstruction de ses vaisseaux et conduire à des maladies cardio-vasculaires, à un infarctus et même des troubles neurologiques. De plus, la consommation excessive de viande rouge peut contribuer à la dégénération de nos nerfs. Les conséquences de la malbouffe ne s’arrêtent pas à l’individu. Elles affectent aussi le système de santé et l’économie nationale. Les maladies liées à l’alimentation représentent des coûts importants : hospitalisations, traitements à vie, arrêts de travail, baisse de productivité…
Quels sont les causes de ce fléau sanitaire ?
« Il y a premièrement l’accessibilité de ces produits du fait que les fast Food se multiplient autant que les marchandes de fritures, de ce fait, on a qu’à se tourner la tête pour en trouver un sous la main, ce qui augmente cette culture de jours en jours. De plus, la malbouffe n’est pas trop coûteuse en raison de leur secteur économique dont l’extension dépasse la barre au quotidien. Il y a aussi un manque de vulgarisation de ce qui est bon » explique Dr. Jacob.
Des solutions faces à cette crise silencieuse
Ce problème doit être solutionné par l’éducation où l’individu saura les conséquences de son alimentation ; l’individu qui est malade doit être inscrit dans des programmes de contrôle d’alimentation. « En Haïti la problématique de la nutrition n’est pas trop soulevé dans les espaces de débat, ni ne suscite l’intérêt des consommateurs sous prétexte que c’est un sujet qui n’intéresse pas la majorité de la population. De plus, des mesures essentielles à travers des politiques de santé, qui devraient être établies par le ministère de la santé publique comme c’est fait au canada où l’on régule la consommation de leurs semblables, sont à considérer », a précisé le Docteur. Il est temps d’agir pour notre santé, pour l’avenir de nos enfants, et pour la stabilité de notre société. La malbouffe ne doit plus dicter nos assiettes.













