La ville de Port-au-Prince se prépare à accueillir la première édition du Festival de la Littérature Féminine Haïtienne (FELIPHA) qui, se tiendra les 12, 13 et 14 juin 2025, au Centre Culturel Brésil-Haïti à Pétion-Ville, une initiative portée par Vwa Fanm Ayisyen (VFA), en vue de donner la parole aux femmes et aux oubliées qui luttent dans la société haïtienne.
Lancé dans un contexte où tout semble basculer dans une capitale éclatée, la première édition se veut être un hommage aux femmes haïtiennes torturées, malmenées par la violence de toute sorte des hommes armés du pays, et à celles victimes de non-reconnaissance au seuil de la mémoire historique d’Haïti. Autour du thème « Femmes, plumes, résistances et révoltes » se déroulera cet évènement qui s’annonce riche et vibrante.
Comme mentionné, toute une batterie d’activité aura lieu : à l’ordre du jour de cette initiative inclusive, en guise d’une cérémonie d’ouverture amorcée par des allocutions officielles, la première journée du 12 juin est réservée surtout à Vivianne GAUTHIER et Jeannie BOGART, deux grandes figures de la littérature contemporaine haïtienne. De son coté, Me Éric LONCHAMPS donnera des conférences sur le droit des femmes, des séances de formation en Entrepreneuriat, des Ateliers d’écriture, tables rondes littéraires, ainsi qu’une soirée d’animation artistique pour compléter cette gamme.
Pour faire suite à la journée du 13 juin, une exploration de la voix féminine dans la société haïtienne est retenue sous le thème « La femme haïtienne entre silence et parole ». Le public en général aura à discuter de l’existence opprimée et fragile des femmes haïtiennes qui luttent constamment pour la liberté et l’égalité dans une société réfractrice vis-à-vis des mauvaises pratiques, et qui peine à changer.
En ce sens, madame Rosilia François CORNEILLE, Présidente de l’Akademi Kreyòl Ayisyen, présentera une conférence en présentielle sur la valorisation et la promotion des productions créoles des femmes, de l’autre côté, un atelier sera animée par la journaliste Marie Raphael PIERRE, une projection documentaire historique et une conférence sur les femmes dans les technologies de l’information sous la participation du CONATEL et de l’ingénieur Jean Marie ALTEMA, ensuite une performance artistique par le biais d’une troupe de danse féminine pour enchainer.
Le samedi 14 juin, qui est la toute dernière journée, va être réservé à la vie des pionnières de la littérature féminine haïtienne comme Marie Vieux-CHAUVET, Ida FAUBERT, Mercédès Fauchard GUIGNARD dite Déïta, Madeleine Sylvain BOUCHEREAU, Virginie SAMPEUR. Des lectures collectives, projections et atelier de réflexions sur les conditions de vies des femmes haïtiennes seront animés par le professeur Dr Hérold TOUSSAINT et l’écrivain Marc Exavier.
Bien avant la cérémonie de clôture, tous les visiteurs seront invités à découvrir des expositions photographiques d’œuvres littéraires et des figures journalistiques féminines haïtiennes, tout en assistant à des performances artistiques et la remise des prix à des personnalités.
Il est important de mentionner que ce festival vise à mettre en lumière les voix, les récits et les créations littéraires, artistiques et journalistiques des femmes, dans toute leur diversité et leur puissance.













