Depuis cinq ans, la marque haïtienne D’Art Collection incarne une certaine idée du bijou artisanal, celle d’un accessoire qui ne se porte pas seulement, mais qui se ressent. Ce 29 mars, elle célèbre son quinquennat avec un brunch anniversaire, et regarde déjà plus loin.
Fondée le 20 février 2021, D’Art Collection s’est construite autour d’une conviction simple : le bijou artisanal haïtien mérite une place sérieuse dans le quotidien des gens. L’entreprise propose des pièces en perles et en acier inoxydable, des accessoires pensés aussi bien pour les grandes occasions que pour le jour le jour, ainsi que des sandales artisanales issues de collaborations avec des artisans de confiance. Une offre cohérente, portée par une exigence constante de qualité et d’élégance.
Ce 20 février dernier, D’Art Collection soufflait officiellement ses cinq bougies.
La célébration, elle, aura lieu ce samedi 29 mars, à l’occasion d’un brunch anniversaire réunissant clients, partenaires et amis de la marque. Pour la PDG Regina Dorvilus, le format reflète l’esprit même de l’entreprise : «Le brunch nous a semblé être une manière élégante et conviviale de célébrer les cinq ans de l’entreprise.»
Un geste de gratitude, avant tout. «Sans leur confiance, leurs recommandations et leur soutien, ces cinq années n’auraient pas été possibles», reconnaît-elle. Au programme, une mini-exposition permettra aux invités de découvrir les créations de la marque sur place, dans une atmosphère pensée pour célébrer autant que pour annoncer : de nouveaux produits, issus de collaborations avec les partenaires de D’Art Collection, seront dévoilés lors de l’événement.
Une marque qui construit, point par point
L’histoire de D’Art Collection commence avec 1 000 gourdes de capital et une offre entièrement artisanale. Cinq ans plus tard, l’entreprise a considérablement élargi sa proposition, intégrant des accessoires pour hommes et femmes, des bijoux en acier inoxydable et des sandales artisanales, tout en préservant l’essence de ce qui la définit : offrir un objet qui accompagne une personnalité, une occasion, une émotion.
Dans un secteur des bijoux et accessoires artisanaux en Haïti de plus en plus concurrentiel, D’Art Collection a su se tailler une clientèle fidèle, présente aussi bien en ligne que dans des points de vente physiques établis à Port-au-Prince, parmi lesquels la Galerie Marassa au complexe La Promenade et la Papeterie La Pléiade. Sur les réseaux sociaux, la marque a investi Instagram, TikTok et Facebook, fonctionnant en grande partie sur commande pour offrir un service personnalisé, proche de chaque client.
Pour les années à venir, les ambitions sont à la hauteur du chemin parcouru. Renforcer l’image de la marque dans le secteur des accessoires artisanaux haïtiens, étendre sa présence sur le territoire, structurer l’équipe et investir la transmission, à travers des formations et des événements à caractère social. D’Art Collection ne cherche pas seulement à vendre des bijoux. Elle cherche à s’inscrire dans la durée.
La femme derrière la marque

Regina Rose-Berthe Jarbath Dorvilus a 23 ans. Elle est étudiante en sciences juridiques à l’Université Notre-Dame d’Haïti, en gestion de projet à l’Académie Canadienne de Management Technique, trésorière d’une cellule droits humains au sein du RENAEH, responsable adjointe en communication digitale, artiste, interprète vocale et agente immobilière. Et PDG.
Ce portrait, dense et délibéré, dit quelque chose d’essentiel sur la femme qui dirige D’Art Collection : elle ne s’autorise pas la demi-mesure.
Pourtant, elle est la première à reconnaître que ces six années n’ont pas été un long fleuve tranquille. «J’ai malheureusement perdu trois années sur le plan financier à cause de certaines erreurs et de ma naïveté à mes débuts», confie-t-elle. Trois années perdues, dit-elle, mais surtout trois années apprises. Ce sont elles, peut-être, qui ont forgé la dirigeante qu’elle est aujourd’hui.
Car ce qui frappe chez Regina Dorvilus, ce n’est pas l’accumulation de titres. C’est la conviction. Elle se définit elle-même comme une fonceuse, quelqu’un qui prend ses projets à cœur et qui croit profondément que dans le contexte haïtien, la jeunesse doit apprendre à créer ses opportunités plutôt qu’attendre qu’elles arrivent. «Oser, c’est rendre possible ce qu’on pensait être impossible», résume-t-elle dans une formule qui sonne moins comme un slogan que comme une ligne de conduite personnelle.
Une ligne de conduite qu’elle étend volontiers aux autres, et aux femmes en particulier. «Être une femme, ce n’est pas rester dans la passivité et attendre qu’on vous donne. Créer, innover, entreprendre, se cultiver, avoir de la discipline tant personnelle que financière, c’est ce qui fera votre valeur», dit-elle. Un message porté avec la même énergie que celle qu’elle met dans chaque création de D’Art Collection. L’entreprise, à bien des égards, en est la démonstration.












