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Haïti : la natation, un sport vital que presque personne ne pratique

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Loin devant, le football est le sport le plus populaire et le plus pratiqué en Haïti. Pour certains, c’est le sport roi dans le pays. Mais à côté de celui-ci, il existe des disciplines dont la pratique est vitale, notamment les sports aquatiques comme la natation, le water-polo, le plongeon, etc.

Il est évident que certains sports ne sont pas pratiqués en Haïti en raison de facteurs culturels ou climatiques. Cependant, les sports aquatiques ne font pas partie de ce registre. Car, en plus d’être une presqu’île, Haïti est caractérisée par la présence de nombreux cours d’eau, bassins, embouchures, rivières, étangs et versants.

Malgré l’existence de ces espaces naturels propices à la nage et les nombreux cas de naufrages lors de traversées maritimes, le taux de la population capable de nager reste très faible. Dans ce reportage, le journal La Ruche a interrogé plusieurs personnes pour recueillir leur opinion sur la pratique des sports aquatiques, en particulier la natation, en Haïti.

La peur de l’eau

Bien que l’on considère souvent que l’eau est synonyme de vie, pour certains, elle peut également provoquer la mort. Car nombreux sont ceux qui témoigne avoir une grande peur en ce qui concerne l’eau des mers, des fleuves, des rivières, des bassins voire des piscines. Ils n’ont confiance en l’eau seulement quand elle est dans de petits récipients. Leur peur de l’eau est immense.

« Je ne sais pas nager parce que j’éprouve une grande peur en ce qui concerne l’eau. J’aime regarder les gens nager, mais je n’accepte pas encore l’idée de me laisser porter par l’eau. Je ne fais pas encore assez confiance à l’eau. Je ne suis pas encore prête pour me lancer dans une initiative pareille », affirme Carmina, une jeune Port-au-Princienne, indiquant que sa difficulté à entreprendre la natation est due à un manque de confiance en l’eau et dans tout ce qui lui est étranger.

Quoiqu’elle affirme avoir peur de l’eau, Carmina souligne l’importance vitale de ce sport. « Il est extrêmement important d’avoir cette compétence. Car le globe terrestre est composé de 80 % d’eau. À un moment donné, nous ferons tous face à une immense qualité d’eau où nous devrions utiliser la nage pour nous en sortir. Car, en Haïti, nous sommes régulièrement confrontés à des cyclones qui provoquent des inondations », ajoute-t-elle.

Christie, une jeune femme dans la vingtaine, partage aussi son appréhension face à l’eau. Elle témoigne qu’elle a également peur de l’eau et que celle-ci est liée à des histoires qu’elle a l’habitude d’entendre autour des grandes eaux telles que la mer. « Je trouve qu’il est essentiel à ce que tout le monde puisse savoir nager, mais, moi, je ne sais pas nager. C’est une sorte de phobie et je pense que cela est lié à des histoires que j’ai l’habitude d’entendre sur la noyade des gens et la question de mèt dlo », explique Christie avec un air plutôt perplexe et confus.

La peur de l’eau est une émotion largement répandue chez plusieurs personnes faisant partie de l’entourage de Christie. « Il y a beaucoup de gens que je côtoie qui connaissent l’importance de la natation mais qui ont peur de l’eau. Quelques-un ont tenté de s’y mettre, mais n’ont jamais réussi à nager en raison de leur peur de l’eau. Ils pensent qu’en se jetant dans l’eau, ils vont se noyer », ajoute Christie.

Même les personnes qui savent nager aujourd’hui ont été réticentes, à un moment, à l’idée d’aller dans l’eau. Angelie, une jeune Pétion-Villoise, est un exemple partie tant d’autres. Elle avoue qu’elle a pris du temps pour se lancer dans cette initiative car elle avait peur de l’eau. « J’ai toujours souhaité devenir une nageuse, mais j’avais peur de l’eau », déclare-t-elle.

Samuel Ermilus est conscient qu’il y a de la peur chez beaucoup de personnes quand il s’agit de faire face à l’eau. Ce jeune nageur professionnel qui donne, entre autres, des cours de natation, nous explique que c’est l’un des aspects les plus ardus de son travail, car il doit travailler à gérer cette peur chez nombreuses personnes venues vers lui pour apprendre à nager. « Apprendre aux autres à nager, c’est une activité assez délicate quand vous rencontrez des personnes débutantes. Parce que ces dernières viennent souvent vers vous avec une peur qu’il faut absolument dissiper pour les encourager à croire en eux-même. Une fois que cette peur est écartée, elles parviennent à nager correctement » explique le jeune nageur passionné de la natation.

Méconnaissance des institutions de formation

La rareté d’établissements de formation en sports aquatiques, notamment en natation, est l’une des causes évidentes qui bloque l’accès à certains qui aimeraient apprendre à nager. Malgré son grand intérêt pour pratiquer la natation, Thermy a pris beaucoup de temps à dénicher une école de natation. « J’ai mis du temps pour commencer à apprendre à nager parce que je ne trouvais pas encore l’opportunité de le faire. C’est pour cela que j’ai sollicité l’aide de mes amis pour trouver une école de natation avant que je déniche finalement une », avance Thermy.

Trouver des écoles de natation est extrêmement compliqué pour certaines personnes. « Je ne connais pas beaucoup d’institutions qui donnent des formations en natation. Car en visitant les plateformes numériques, je ne vois pas beaucoup. En toute franchise, je connais que trois écoles de natation », explique Angelie. Pour d’autres, comme Eriksen, un jeune étudiant, il ne connait aucune école de formation en sport aquatique dans le pays. « Je ne connais pas d’institutions de formation dans ce domaine en Haïti », avance-t-il. Rose Mailly, résidente à Fonds-des-Nègres, se trouve dans une situation similaire. Dans sa communauté, on ne parle jamais de ce sujet. « Ce n’est pas un sujet que l’on aborde dans ma communauté et on n’y donne pas non plus des formations » déclare-t-elle.

Les écoles ou les clubs de sports aquatiques en Haïti sont rares. Certains ont un grand désir d’avoir cette compétence, mais ne trouvent pas de centres de formation dans ce domaine dans leur entourage ou ne connaissent aucun dans le pays. Melky, jeune étudiant vivant dans la commune de Cité Soleil qui vient tout juste d’intégrer une école de natation à Pétion-Ville, confie : « Apprendre à nager était toujours un objectif pour moi, mais je n’avais pas encore trouvé l’opportunité de le faire ».

Melky a beau cherché un club de natation avant de trouver un sur les réseaux sociaux. Mais hormis cette école, il affirme qu’il n’a « aucune connaissance d’autres écoles de formation de ce genre ». Il en va de même pour Gloria, une écolière du Nouveau Secondaire IV du Collège de Canapé-Vert. « Il n’y a pas beaucoup d’institutions dans le pays qui promeuvent cette discipline. Pour l’instant, je connais qu’une seule institution de formation en natation dans le pays », nous convie-t-elle.

Absence de structures adéquates

Le Journal La Ruche s’est entretenu avec M. Evenel Mervilus, actuel président de la Fédération Haïtienne de Sauvetage Aquatique (FHSaA), qui occupait auparavant cette même fonction à la Fédération Haïtienne des Sports Aquatiques (FHSA) depuis sa création. Selon M. Mervilus, il y a moins de 20 clubs donnant des formations en sports aquatiques qui sont affiliés à la FHSA.  « Il y a 17 clubs de natation en Haïti, car le pays ne répond pas aux critères internationaux pour en posséder davantage », explique-t-il. Et il ajoute :  « Nous ne pouvons pas en avoir davantage en Haïti parce que nous n’avons pas personnel qualifié. Nous ne sommes pas encadrés. On ne reçoit aucun soutien de la part de l’État. »

Comme la plupart des institutions sportives en Haïti, ces clubs font face à de nombreux défis, notamment en termes d’infrastructures. D’après M. Mervilus en Haïti « on n’a pas vraiment de piscines olympiques. La seule que l’on est censée avoir se trouve au Centre Sportif de Carrefour et elle est hors de service depuis un certain temps ».

Le manque de personnel de soutien, ajouté au manque d’infrastructures, favorise un nombre important de cas de noyade dans le pays. « Haïti n’a pas une équipe de sauvetage. C’est pour cela qu’il y a tant de drames, tant de cas de noyade dans le pays, parce qu’il n’y a aucune équipe de sauvetage sur place capable de voler au secours des gens en difficulté. Les gens meurent à trois et quatre mètres du rivage. Or cela ne devrait pas être ainsi », déplore le président de la FHSaA.

Savoir nager est un impératif pour les gens des populations qui habitent dans les villes côtières, selon M. Mervilus. « Les sports aquatiques font partie des disciplines sportives les plus importantes pour le pays, car ils représentent une nécessité pour nous qui vivons sur une presqu’île où 3/4 de terre sont exposés à l’eau » martèle M. Mervilus, celui qui est à l’origine du mouvement aquatique en Haïti en 1983 avec notamment la création de Mervilus Swimming Club à l’Institut Adventiste Franco Haïtien (IAFH).

Conscient du faible pourcentage de gens dans le pays qui ne savent pas nager, M. Mervilus exprime sa ferme volonté de l’augmenter. « Notre objectif est de faire de la natation un sport de masse. On ne reste pas seulement à Port-au-Prince dans les piscines. Mais on encourage les gens dans les villes de province à apprendre à nager dans les rivières, les étangs, les lacs, etc. », affirme-t-il avec confiance.

Aujourd’hui, pas plus 1 % de la population haïtienne sait nager. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Pour certains, c’est la peur de l’eau ; pour d’autres, c’est la méconnaissance d’institutions de formation en la matière. Les rares institutions de formation en sport aquatique qui existent dans le pays n’ont pas d’infrastructures adéquates pour travailler convenablement.  En outre, les investissements dans ce secteur sportif sont insuffisants, bien que nombreux soient ceux qui perçoivent son importance vitale. Si les cas répétés de tragédies maritimes n’arrivent pas à convaincre les décideurs politiques d’investir dans les sports aquatiques comme cela se doit, tôt ou tard, tout le monde comprendra que les sports aquatiques sont un impératif. Car, avant d’être un loisir, les sports aquatiques aident à sauver des vies.

Tags: EauHaïtiNageNatationSociétéSport
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Il est enseignant de la langue française et des science sociales. Il est passionné de la communication notamment la communication d'influence.

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