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Le mauvais enseignement de l’histoire dans les écoles haïtiennes peut-il être la cause de la perte de notre identité et de la mauvaise gouvernance ?

Le mauvais enseignement de l’histoire dans les écoles haïtiennes peut-il être la cause de la perte de notre identité et de la mauvaise gouvernance ?

Enseigner l’histoire ne devrait pas se résumer à une suite de dates ou à l’exaltation des vainqueurs. En Haïti, le déficit d’un enseignement historique critique, enraciné et décolonial pourrait bien être l’un des catalyseurs de la perte d’identité nationale et des dérives de gouvernance.

Au bord du précipice depuis plusieurs années, Haïti ne fait que sombrer davantage dans le désespoir. Une triste réalité qui laisse indifférents ses dirigeants, qui ne peuvent apporter aucunes solutions concrètes. Au contraire, ils profitent du chaos pour augmenter leurs fortunes. Selon l’un des rapports du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le conseiller présidentiel Smith Augustin aurait dépensé près de 100 milles dollars américains aux États-Unis dans le cadre des multiples voyages diplomatiques, alors que le peuple est laissé sans demeure à cause de l’insécurité et ne peut même pas trouver de quoi manger. Ainsi, on pourrait questionner le comportement des dirigeants, qui dans leurs mauvaises gouvernances se montrent insouciants du pays. Mais, sont-ils vraiment des Haïtiens? Ont-ils vraiment intérêt dans ce pays? Développent-ils des sentiments d’appartenance à ce pays? Connaissent-ils leurs histoires ? Toutes ces questions nous poussent à remonter le temps jusqu’à l’éducation et la formation de ces dirigeants, en vue de comprendre le rapport existant entre leurs formations historiques et leur leadership. D’où l’objectif de l’interrogation qui sera traité dans cet article : le mauvais enseignement de l’histoire dans les écoles haïtiennes, entre la perte d’identité et la mauvaise gouvernance, qu’elle en est la vraie cause? De ce fait, ce travail vise à regarder de près l’enseignement historique dans nos écoles, sa part dans la construction identitaire du pays et son mauvais enseignement dans la perte d’identité et la mauvaise gouvernance en Haïti. Ainsi, nous présenterons dans ce travail, d’abord l’importance de l’enseignement dans la formation identitaire d’un peuple et sa gouvernance. Ensuite, les impacts du mauvais enseignement historique en Haïti et la perte d’identité et la mauvaise gouvernance, et enfin nous présenterons notre perceptive et recommandations sur ce sujet.

L’enseignement historique: l’élément central de la construction identitaire et patriotique du peuple et un atout pour avoir de bonnes gouvernances.

Dans son travail intitulé « The life of reason », le philosophe américano-espagnol, Georges Santayana nous dit que: celui qui oublie son passé est condamné à le revivre. (Georges, S, 1905). Winston Churchill reprend cette citation en disant que celui qui oublie son histoire est condamné à la revivre. Ainsi, partant de ces deux citations, l’histoire représente un élément central dans le développement d’un pays. Il faut toujours penser à son histoire pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Mais, aussi pour faire les bonnes choses en s’inspirant de son passé. Car, l’histoire représente l’élément central de l’identité et la fierté de tout peuple. Le jeune Américain se croit maître de l’Amérique juste parce que Monroe a dit que l’Amérique appartient aux Américains. En effet, tout peuple qui se respecte accorde beaucoup d’importance à son enseignement historique.  Car, un bon enseignement historique des enfants peut les pousser à aimer leur pays en créant un sentiment d’appartenance. De même, un mauvais enseignement historique peut faire le contraire. Le fait que l’on enseigne mal l’enfant, il ne développera sans doute pas de sentiments d’amour, de patriotisme et d’appartenance à son pays et reviendra un homme sans identité, qui sera un pion qu’on utilisera pour détruire son propre pays.

Victor Hugo nous fait savoir que chaque enfant enseigné est un homme qu’on gagne. J’aurais dans notre contexte dit aussi bien chaque enfant qu’on apprend son histoire est un homme qu’on gagne pour le pays et chaque enfant mal enseigné historiquement est un danger qu’on crée pour le pays. De ce fait, l’histoire est la base de la formation identitaire, d’amour et d’appartenance de chaque citoyen rattaché à sa patrie.

Le fait d’avoir ce sentiment d’appartenance à l’égard de son pays, nous donnera un sentiment de devoir de bien gérer les choses de l’État quand nous deviendrons nous mêmes dirigeants. Suivant cette ligne d’idée, Polybe nous dit: « l’étude de l’histoire constitue l’éducation politique la plus efficace et le meilleur entraînement à l’action ». (Denis, R, 2003) Ainsi, un bon enseignement historique est la base de la formation identitaire d’un peuple et une clé vers la bonne gouvernance.

Le mauvais enseignement historique en Haïti : une perte d’identité et un élément de base de la mauvaise gouvernance.

En entrant à la faculté et en travaillant comme étant enseignant d’histoire et de géographie, j’ai pu facilement comprendre que l’une des causes des maux d’Haïti est due à la perte ou l’absence d’identité patriotique haïtienne. En effet, le jeune haïtien comme le vieux ne connaissent pas leur histoire ou ne la connaissent pas bien et ont du mal à développer des sentiments à ce pays. Ainsi, ils deviennent des étrangers de leur propre territoire, de leur propre personne et sont insouciants à la bonne marche. Ce jeune qui demain devient dirigeant ne pense qu’à son intérêt et non aux intérêts collectifs et du pays.

En effet, j’étais étonné de voir des élèves du nouveau secondaire qui ne connaissent pas même les éléments les plus basiques de l’histoire de leur pays et qui sont vraiment désintéressés aux cours d’histoire. L’élève n’étudie pas pour connaître son histoire mais pour réussir des examens, de même que le professeur d’histoire qui n’est pas historien et ne dispense pas son cours pour développer le savoir historique chez l’apprenant et son caractère patriotique. Mais, défend tout simplement son « degouden ».

A ce sujet, Jean Casimir s’interroge sur ce sujet en disant dans son document intitulé, une lecture décoloniale de l’histoire du peuple Haïtien, qu’il faut que l’histoire du pays soit le reflet de la vision des vaincus et non pas seulement des vainqueurs. (Jean, C, 2018). L’auteur nous poussent à s’interroger en ce sens sur les contenus enseignés à nos élèves qui font souvent l’éloge des vainqueurs de l’histoire au détriment des vaincus.

Beillitard Bayard met l’accent sur la place de l’éducation à la citoyenneté, qui néglige de nos jours dans la formation civique et politique de l’élève. Elle dit, et je cite: « sans formation à la citoyenneté, la démocratie haïtienne est une coquille vide ». (Bayard, 2024, Le nouvelliste.)

Et Jacques Michel Gourgues dans « Critique décoloniale de l’école haïtienne », met l’accent sur l’aspect eurocentré de notre histoire et de notre éducation. Il perçoit, l’histoire comme un vecteur d’identité. (Gourges, J.M, 2022). Comme Casimir, il souligne l’importance de l’histoire de la masse, ses mouvements, sa résistance, sa résilience qui souvent sont cachés au profit de celle de l’élite.

D’autre part, certains auteurs comme Renaud Govain regardent la question de l’enseignement historique se faisant en français comme un autre facteur du mauvais enseignement historique. Pour lui, il faut enseigner l’histoire en créole dans la mesure où enseigné en créole est, selon lui, rendre aux haïtiens la parole sur eux-mêmes.

Donc, le mauvais enseignement historique donne lieu à une absence d’identité patriotique chez le jeune haïtien, qui demain en devenant dirigeant aura la forte probabilité de mal gouverner. D’où le lien entre le mauvais enseignent historique avec la perte d’identité et la mauvaise gouvernance. 

Perceptives et recommandations: comment bien instruire historiquement nos enfants pour avoir de bons dirigeants demain ?

Dans la situation de crise que nous sommes, où le niveau d’éducation baisse, où les enfants sont inconscients de ce qui se passe et où les jeunes ne veulent plus prendre des engagements; nous ne pouvons répéter que ce qu’a dit Grégory Saint- Hilaire: « Là où nous sommes arrivés, l’éducation est le dernier rempart ». Car comme dit Nelson Mandela, l’éducation, elle est l’arme la plus puissante pour changer le monde. De ce fait, le changement d’Haïti doit se faire autour de l’éducation, autour d’une révision de l’enseignement historique. Enseigner l’enfant son histoire, non pas pour passer des examens, mais comme son boussole, lui montrant son parcours et son identité. 

Enseignez-les notre histoire comme vous les apprenez des versets, comme psaume 23 ou notre père, apprenez-les à connaître et aimer leurs ancêtres comme Jésus, Abraam ou Moïse que vous les apprenez tant. Dites-les qu’ils sont tous des vodouisants, que le vaudou c’est leur culture, que le vodouisant n’est pas un diable. Apprenez-les à aimer leurs origines. Qu’ils sont fils de grands combattants, des hommes forts et puissants. Qu’ils soient les descendants de Mackandal, Boukman, Toussaint, Dessalines, Goman, Péralte etc. 

Toutes ces choses, doivent se faire par des changements dans notre système éducatif, en mettant les cadres qu’il faut à la place dans nos écoles. Tout cela en passant par l’étude ou l’enseignement de l’histoire pouvant construire le caractère identitaire et aider avoir de bonne gouvernance à l’avenir.

Tout compte fait, dans la crise généralisée que nous sommes depuis des décennies marquées en grande partie par les mauvaises gouvernances, il est nécessaire de rechercher la place de la formation en faisant de l’enseignement de l’histoire, le pilier. Ainsi, après les différentes approches faites sur le rapport entre le mauvais enseignement de l’histoire dans les écoles haïtiennes, la perte d’identité et la mauvaise gouvernance   en Haïti, Nous pouvons conclure pour affirmer que la carence de l’enseignement historique en Haïti, est l’un des principaux facteurs de la perte d’identité haïtienne et de la mauvaise gouvernance. Cependant, le changement potentiel du pays doit se fait par l’éducation et par l’histoire. Face à cette situation, peut-on affirmer que nos dirigeants n’ont-ils pas été bien formés historiquement ? Ne connaissent-ils pas vraiment leur histoire ?   Des interrogations qui nécessitent des réponses urgentes pour le bien-être de la nation.      

Références Bibliographiques

1) Bayard, B( 2014). L’éducation à la citoyenneté au cœur d’un. Déficit de gouvernance du système éducatif haïtien. Le nouvelliste.

2)Georges, S( 1905). The life if reason vol I : reason common Sense. Scriber’s, New york.

3)Gourgue J, M(2002). Critique décoloniale de l’école haïtienne. Science. Et bien commun édition.

4)Govain, R( 2023). Crise éducative et inculturation. ResearchGate.

5)Hugo, V( 1850). Discours dans l’assemblée législative

Tags: cultureÉducationHaïtihistoireSociété
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Comments 1

  1. Mila says:
    7 months ago

    Je suis entièrement d’accord avec vous.
    Très bon travail.

    Reply

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